Avec un salaire, le président perçoit 2 961,83 € de plus que s’il ne se verse que des dividendes. Cet écart ne suffit pas à choisir : il additionne un salaire avant impôt sur le revenu et des dividendes déjà imposés au PFU, et les droits sociaux des deux formules ne sont pas les mêmes.
Avec un salaire : des droits sociaux et un impôt à venir
La rémunération ramène le bénéfice imposable de 150 000 € à 90 000 €, et l’IS de 33 250 € à 18 250 €. Elle coûte 26 168,17 € de cotisations et contributions sociales ; les cotisations ouvrent les droits du régime général. Le salaire brut dépasse largement les 7 212 € qui valident quatre trimestres de retraite en 2026 (fiche F1761, vérifiée le 1er janvier 2026). Reste l’impôt sur le revenu du salaire net, au taux de votre foyer : selon ce taux, l’écart de 2 961,83 € peut se réduire, voire s’inverser.
Sans salaire : aucun trimestre, une cotisation possible
Sans rémunération, aucune cotisation n’est versée et aucun trimestre de retraite n’est acquis au titre du mandat. La prise en charge des frais de santé reste ouverte à toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière, au titre de la protection universelle maladie (fiche F34308, vérifiée le 13 mai 2026).
Une cotisation subsidiaire maladie peut en revanche être due. Deux conditions : des revenus d’activité inférieurs à 20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 9 612 € en 2026, pour le président comme pour son conjoint ou partenaire de PACS ; aucune pension de retraite ou d’invalidité, rente ou allocation chômage perçue dans l’année, par l’un ou par l’autre (Code de la sécurité sociale, art. L380-2). Elle vaut 6,5 % de la part des revenus du capital qui dépasse 50 % de ce plafond (24 030 € en 2026), réduite à mesure que les revenus d’activité approchent le seuil (art. D380-1), et elle est appelée l’année suivante. Le guide ne la chiffre pas : son assiette suit la définition de l’article 1417 IV du code général des impôts, et ses paramètres sont ceux de l’année de perception. Dès que les revenus d’activité du président atteignent ce seuil, comme avec la rémunération de l’exemple, elle n’est pas due.
Tout en salaire : pas d’IS, mais tout le bénéfice supporte des cotisations
Si les 150 000 € servent entièrement à rémunérer le président, la société n’a plus de bénéfice imposable ni de dividende à verser, et quatre trimestres sont acquis. En contrepartie, tout le montant supporte des cotisations, puis le salaire net supporte l’impôt sur le revenu. Le guide n’affiche pas ce net : calculez-le avec le simulateur de rémunération du président de SASU en saisissant les montants de l’exemple ; la colonne « Rémunération maximale » correspond à ce cas.
Le choix d’une répartition dépend de vos revenus, de votre foyer et de vos projets : c’est l’objet de l’étude de la rémunération du dirigeant, qui compare les options sur les mêmes hypothèses. Pour la faire chiffrer, vous pouvez demander un devis : vous le recevez sous 24 h.