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Guide pratique · règles 2026

Comparer salaire et dividendes en SASU à budget équivalent

Le salaire ouvre des droits et réduit l’IS ; le dividende, versé après IS, supporte par défaut 31,4 % de PFU en 2026.

  • Règles 2026 datées et sourcées
  • Exemple chiffré à résultat égal
  • Devis personnalisé sous 24 h

Par Benjamin Lancry, expert-comptable et commissaire aux comptes · Publié le

La réponse courte

Salaire ou dividendes en SASU : que choisir ?

Le salaire convient si vous avez besoin d’un revenu régulier ou de droits sociaux au titre du mandat ; les dividendes, si ces droits sont déjà ouverts ailleurs et que la SASU dégage un bénéfice après IS. Aucune répartition n’est pourtant la meilleure dans tous les cas : tout dépend du résultat de votre SASU, de la trésorerie à conserver dans la société et des autres revenus de votre foyer. Une comparaison valable part donc du même résultat avant rémunération et garde la même réserve dans chaque scénario.

Le salaire coûte des cotisations sociales, mais il ouvre des droits (retraite, prévoyance, indemnités journalières) et réduit, sous conditions, le bénéfice soumis à l’impôt sur les sociétés (IS), taxé à 15 % ou 25 %. Hors société d’exercice libéral, le dividende du président n’est pas soumis à cotisations sociales : versé sur le bénéfice qui reste après l’IS, il supporte par défaut, s’il est perçu en 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %. Sans salaire, la cotisation subsidiaire maladie peut en outre s’appliquer à vos dividendes.

Ce guide vise le président associé unique d’une SASU soumise à l’IS, personne physique résidant en France, hors société d’exercice libéral (SELAS, SELASU). En EURL, en SARL avec un gérant majoritaire ou en SASU à l’impôt sur le revenu, la réponse à la question « dividendes ou salaire » change : voyez les questions fréquentes.

Pour refaire chaque côté du calcul, deux simulateurs publics du cabinet donnent le coût et le net d’une rémunération de président et le net d’un dividende perçu en 2026. Pour votre propre cas, le cabinet compare vos scénarios sur les mêmes hypothèses dans une note écrite.

Faire chiffrer votre répartition

Indiquez le résultat attendu de votre SASU, la trésorerie à conserver et le revenu dont vous avez besoin : vous recevez un devis personnalisé sous 24 h.

Avant de calculer

Votre situation : ce qui pèse dans le choix

Cinq situations de président de SASU, l’élément qui pèse le plus dans le choix et le point à vérifier avant de décider
Votre situationCe qui pèse le plusÀ vérifier avant de décider
La SASU est votre seule activitéSans salaire, aucun trimestre de retraite ni droit aux indemnités journalières au titre du mandat ; la cotisation subsidiaire maladie peut être due sur vos dividendesLes droits que vous voulez ouvrir et le montant des dividendes prévus
Vous percevez un autre salaire ou les revenus d’une autre activitéDes droits déjà ouverts ailleurs ; avec au moins 9 612 € de revenus d’activité en 2026 (20 % du plafond annuel de la sécurité sociale), la cotisation subsidiaire maladie n’est pas dueVotre tranche marginale d’imposition, à laquelle s’ajouterait un salaire de président
Vous, votre conjoint ou votre partenaire de Pacs percevez dans l’année une pension de retraite ou d’invalidité, une rente ou une allocation chômageLa cotisation subsidiaire maladie n’est pas due pour cette année-làL’effet d’une rémunération sur ces revenus (pension, rente, allocation chômage)
Votre conjoint ou partenaire de Pacs a au moins 9 612 € de revenus d’activité en 2026La cotisation subsidiaire maladie n’est pas dueLes revenus de l’ensemble du foyer, qui fixent votre tranche marginale
Votre SASU reste à créerLes statuts prévoient comment la rémunération du président est fixée ; les premiers dividendes suivent en principe l’approbation des comptes du premier exerciceLe résultat prévisionnel et la date de clôture choisie

Conditions de la cotisation subsidiaire maladie : article L380-2 du Code de la sécurité sociale, en vigueur depuis le 1er janvier 2019, consulté le 30 septembre 2026. Le seuil de 9 612 € représente 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), fixé à 48 060 € pour 2026 (actualité A15386). Pour un salaire, il se compare au montant déclaré après cotisations et CSG déductible, pas au brut : voyez la section consacrée à cette cotisation.

Méthode

Comment comparer salaire et dividendes à budget équivalent ?

Quatre étapes, dans cet ordre, pour que chaque scénario parte des mêmes chiffres.

  1. Partir du résultat avant rémunération

    Prenez le résultat de l’exercice avant la rémunération du président et avant l’IS, une fois déduites toutes les autres charges : achats, loyers, frais, amortissements. C’est le budget commun à tous les scénarios : un prévisionnel pour l’exercice en cours, le résultat comptable pour un exercice clos. Des pertes antérieures ou un écart entre résultat comptable et résultat fiscal modifient le calcul : signalez-les.

  2. Fixer la réserve à conserver

    Décidez ce que la société garde après IS : trésorerie de sécurité, investissement, remboursement d’emprunt. Ce montant reste identique d’un scénario à l’autre, sinon la comparaison avantage celui qui distribue le plus. La réserve légale est une autre notion : la société y affecte au moins 5 % du bénéfice tant qu’elle n’atteint pas 10 % du capital (Code de commerce, articles L232-10 à L232-13), et cette dotation obligatoire est comprise dans le montant conservé.

  3. Déduire la rémunération, puis calculer l’IS

    Retirez du résultat le coût total de la rémunération, cotisations comprises, puis calculez l’IS : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros et si le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques ; 25 % au-delà ou sans ces conditions (fiche F23575). Chaque euro de rémunération déduit économise alors 0,25 € d’IS tant que le bénéfice restant dépasse 42 500 €, et 0,15 € en dessous. La déduction suppose un travail effectif et une rémunération non excessive (fiche F36065).

  4. Distribuer le solde, puis comparer chaque flux à sa place

    Le solde, après rémunération, IS et réserve, peut être distribué en dividendes. Comparez ensuite chaque flux à son propre stade : la rémunération nette avant impôt sur le revenu, les dividendes après PFU, les droits ouverts (trimestres, indemnités journalières, prévoyance) et l’éventuelle cotisation subsidiaire maladie. L’impôt sur le revenu dû sur le salaire dépend de votre foyer : il s’apprécie avec vos autres revenus, pas dans un total unique.

Exemple pédagogique

Exemple chiffré : 120 000 € de résultat, deux répartitions

Règles 2026, même résultat de 120 000 € et même réserve de 20 000 € dans les deux colonnes : seule la part versée en rémunération change. Hypothèses sous le tableau, formules dans la section suivante.

Exemple pédagogique aux règles 2026 : SASU à l’IS avec 120 000 € de résultat avant rémunération et 20 000 € de réserve, sans rémunération (A) ou avec 60 000 € de coût de rémunération (B)
Montants en eurosA. Sans rémunérationB. 60 000 € de rémunération (coût)
Résultat avant rémunération et IS120 000120 000
Coût de la rémunération, cotisations comprises060 000
dont cotisations et contributions sociales026 168,17
Rémunération nette avant impôt sur le revenu033 831,83
Bénéfice soumis à l’IS120 00060 000
IS (15 % jusqu’à 42 500, 25 % au-delà)25 75010 750
Réserve conservée après IS20 00020 000
Dividendes bruts74 25029 250
PFU de 31,4 %23 314,509 184,50
dont impôt sur le revenu (12,8 %)9 5043 744
dont prélèvements sociaux (18,6 %)13 810,505 440,50
Dividendes après PFU50 935,5020 065,50
Trimestres de retraite validés en 202604
Cotisation subsidiaire maladie sur les revenus de 2026, appelée en 2027, si ses conditions sont réunies3 264,300 (revenus d’activité supérieurs à 9 612)
Contrôle : coût + IS + dividendes bruts + réserve120 000120 000

Hypothèses : SASU à l’IS, exercice de 12 mois, associé unique personne physique résidant en France ; taux réduit d’IS applicable (chiffre d’affaires d’au plus 10 millions d’euros, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques) ; résultat fiscal égal au résultat comptable, sans perte antérieure ; rémunération de B versée chaque mois. La réserve de 20 000 € comprend la dotation obligatoire à la réserve légale : 5 % du bénéfice tant que cette réserve n’atteint pas 10 % du capital, soit au plus 4 712,50 € en A et 2 462,50 € en B. Dividendes au PFU, sans option pour le barème. Pour la lisibilité, les règles 2026 s’appliquent aux deux flux ; en pratique, un dividende prélevé sur le bénéfice de 2026 sera versé en 2027, au taux alors en vigueur. Cotisations de B : simulateur de rémunération du président de SASU, modèle Urssaf 11.1.0.

Refaire le calcul

Les formules de l’exemple, pour refaire le calcul avec vos chiffres

Appliquez ces formules dans l’ordre, en arrondissant au centime, avec vos montants à la place de 120 000 €, 60 000 € et 20 000 €. Elles valent dans les hypothèses de l’exemple : exercice de 12 mois, résultat fiscal égal au résultat comptable, aucune perte antérieure, dividendes au PFU sans option pour le barème.

  • impôt sur les sociétés (IS), si la SASU remplit les conditions du taux réduit : 15 % du bénéfice jusqu’à 42 500 € (6 375 € au plus), puis 25 % au-delà, le bénéfice étant le résultat diminué du coût de la rémunération ; sans ces conditions, 25 % de tout le bénéfice ;
  • dividendes bruts : résultat avant rémunération − coût de la rémunération − IS − réserve conservée ; un solde négatif signifie qu’aucun dividende n’est possible avec cette rémunération et cette réserve ;
  • PFU : 31,4 % des dividendes bruts, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux ;
  • cotisation subsidiaire maladie, si ses conditions sont réunies (voir la section qui lui est consacrée) : 6,5 % × (revenus du capital − 24 030 €) × (1 − revenus d’activité ÷ 9 612 €), les revenus du capital, ici les seuls dividendes, étant retenus dans la limite de 384 480 € ; elle est nulle si ces revenus ne dépassent pas 24 030 € ou si les revenus d’activité sont d’au moins 9 612 €.

Contrôle : coût de la rémunération + IS + dividendes bruts + réserve conservée doivent redonner le résultat de départ, soit 120 000 € dans chacune des deux colonnes.

Lire l’exemple

Pourquoi ne pas additionner salaire net et dividendes nets ?

Parce que les deux montants ne sont pas au même stade d’imposition. Dans la colonne B, les 33 831,83 € de rémunération s’entendent avant impôt sur le revenu, calculé ensuite au barème avec les autres revenus de votre foyer ; les 20 065,50 € de dividendes sont déjà nets de PFU. Les additionner mélangerait un montant avant impôt et un montant après impôt : le classement entre A et B dépend notamment de votre tranche marginale.

Voici ce que l’exemple établit. Verser 60 000 € de rémunération réduit l’IS de 15 000 € (25 % de 60 000 €, puisque le bénéfice restant dépasse 42 500 €) et les dividendes bruts de 45 000 €. En contrepartie, le président du scénario B, payé chaque mois, valide quatre trimestres de retraite de base en 2026, acquiert des points de retraite complémentaire et peut prétendre, sous conditions, à des indemnités journalières. Dans le scénario A, la cotisation subsidiaire maladie de 3 264,30 €, si elle est due, ramènerait les dividendes à 47 671,20 €.

À l’autre extrême, tout verser en rémunération : pour garder 20 000 € après IS, la société doit conserver un bénéfice de 23 529,41 €, soit 3 529,41 € d’IS à 15 %. Le budget de rémunération atteint alors au plus 96 470,59 €, cotisations comprises, sans aucun dividende. Pour connaître le net correspondant, saisissez ce coût dans le simulateur de rémunération du président de SASU.

Vos chiffres ne sont pas ceux de l’exemple

Transmettez votre résultat, votre réserve et vos autres revenus : le cabinet compare vos scénarios dans une note écrite. Votre comptabilité est suivie ailleurs ? Le devis distingue la reprise du dossier, le suivi et l’étude.

Rémunération

Ce que coûte un salaire de président, et les droits qu’il ouvre

Le président de SASU est assimilé salarié : il relève du régime général et paie les mêmes cotisations qu’un salarié cadre, sauf l’assurance chômage (fiche F36240, vérifiée le 21 février 2026). Pour un coût de 60 000 € par an, le simulateur du cabinet calcule 26 168,17 € de cotisations et contributions sociales, soit 43,6 % du coût, et 33 831,83 € de rémunération nette avant impôt sur le revenu. Ce rapport varie avec le niveau de rémunération : calculez le coût et le net de votre propre montant.

Le président bénéficie ainsi de la protection du régime général : assurance maladie-maternité, allocations familiales, accidents du travail, retraite de base et complémentaire, prévoyance. Le mandat social n’ouvre en revanche aucun droit à l’assurance chômage (fiche F36065), et les indemnités journalières en cas d’arrêt supposent des conditions minimales d’activité ou de cotisation (fiche F38152). En 2026, 7 212 € de salaire brut sur l’année valident quatre trimestres de retraite, le maximum annuel, soit 1 803 € par trimestre (fiche F1761). Cette règle suppose une paie répartie sur plusieurs mois : les cotisations de retraite se calculent chaque mois dans la limite du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026 (actualité A15386), et un seul mois de paie valide au plus deux trimestres (fiche F1761).

La rémunération reste facultative : il est tout à fait possible de prévoir que le dirigeant n’en perçoive pas (fiche F36065). Lorsqu’elle existe, elle est fixée selon les modalités prévues par les statuts, par exemple par une décision de l’associé unique, et elle est imposée dans la catégorie des traitements et salaires. Elle se traduit par des bulletins de paie et par la déclaration sociale nominative (DSN) mensuelle : c’est l’objet de notre gestion sociale.

Dividendes

Comment un dividende est-il imposé en 2026, et quand peut-il être versé ?

Le dividende est prélevé sur le bénéfice qui reste après l’IS (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice sous conditions, 25 % au-delà). Perçu en 2026, il supporte par défaut le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (actualité A18796, publiée le 10 février 2026). Ces 18,6 % se composent de la CSG (10,6 %), de la CRDS (0,5 %) et du prélèvement de solidarité (7,5 %) (fiche F2329, vérifiée le 30 juin 2026).

Sur option globale pour le barème progressif, le dividende n’est imposé qu’après un abattement de 40 %, 6,8 % de CSG deviennent déductibles et les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus. Depuis 2026, cette option n’est plus irrévocable (Les revenus mobiliers, impots.gouv.fr, page modifiée le 8 avril 2026). Pour comparer le PFU et le barème selon votre tranche, utilisez le simulateur de dividendes.

Pour le président de SAS ou de SASU, hors société d’exercice libéral, les dividendes ne sont pas soumis à cotisations sociales (fiche F36065) : les 18,6 % sont des prélèvements sociaux, qui ne valident aucun trimestre de retraite. La cotisation subsidiaire maladie, distincte, peut en revanche s’appliquer à ces revenus du capital : voyez la section qui lui est consacrée.

Le versement obéit aussi au Code de commerce (articles L232-10 à L232-13 et article L227-9) :

  • l’associé unique approuve les comptes dans les six mois qui suivent la clôture ;
  • la distribution porte sur des sommes distribuables, à commencer par le bénéfice distribuable : bénéfice de l’exercice, diminué des pertes antérieures et des sommes à mettre en réserve, augmenté du report bénéficiaire ;
  • aucune distribution ne peut ramener les capitaux propres sous le capital augmenté des réserves que la loi ou les statuts interdisent de distribuer ;
  • la mise en paiement intervient au plus tard neuf mois après la clôture, sauf prolongation par décision de justice ;
  • un acompte sur dividendes, avant l’approbation des comptes, suppose un bilan certifié par un commissaire aux comptes et faisant apparaître un bénéfice.

Notre suivi juridique prépare le projet de décision de l’associé unique qui approuve les comptes et affecte le résultat.

Protection maladie

Sans salaire, faut-il payer la cotisation subsidiaire maladie ?

La cotisation subsidiaire maladie (CSM), souvent appelée « taxe PUMa » du nom de la protection universelle maladie, peut être due par un président de SASU qui se rémunère en dividendes sans se verser de salaire suffisant : elle vise les personnes dont les revenus d’activité sont faibles et les revenus du capital élevés.

Deux conditions cumulatives la déclenchent (Code de la sécurité sociale, article L380-2, relu le 30 septembre 2026) :

  • vos revenus d’activité de l’année sont inférieurs à 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit 9 612 € en 2026, et ceux de votre conjoint ou partenaire de Pacs le sont aussi ;
  • ni vous ni votre conjoint ou partenaire n’avez perçu dans l’année de pension de retraite ou d’invalidité, de rente ou d’allocation chômage.

Elle porte alors sur la part des revenus du capital qui dépasse 50 % du PASS, selon la formule de l’article D380-1 : 6,5 % × (A − 0,5 × PASS) × [1 − R ÷ (0,2 × PASS)], où A désigne les revenus du capital et R les revenus d’activité. Avec le PASS de 2026, fixé à 48 060 € (actualité A15386), 0,5 PASS vaut 24 030 € et 0,2 PASS vaut 9 612 €, soit 6,5 % × (A − 24 030 €) × (1 − R ÷ 9 612 €). Les revenus du capital sont retenus dans la limite de 384 480 € (huit PASS), tels qu’ils sont définis pour le revenu fiscal de référence ; les dividendes en font partie. Entre 0 et 9 612 € de revenus d’activité, la cotisation diminue en proportion.

Elle se calcule sur les revenus d’une année civile, avec le PASS de cette même année, et elle est appelée l’année suivante : pour des dividendes perçus en 2026, on retient le PASS de 2026 et la cotisation est appelée en 2027. Un dividende perçu en 2027 relève du PASS de 2027 et d’un appel en 2028.

Pour un salaire, les revenus d’activité retenus correspondent au montant déclaré, c’est-à-dire après cotisations sociales et CSG déductible (circulaire DSS/5B/2017/322 du 15 novembre 2017, annexe 1). Un salaire brut de 9 612 € ne suffit donc pas, à lui seul, à écarter la cotisation.

Dans l’exemple, qui applique les règles de 2026 aux deux flux, elle atteindrait 3 264,30 € dans le scénario A (6,5 % × 50 220 €, soit 74 250 € − 24 030 €, sans revenus d’activité), si les conditions sont réunies, et serait nulle dans le scénario B. Les simulateurs du site ne la calculent pas.

Arbitrer

Le mix salaire et dividendes est-il toujours le meilleur choix ?

Pas nécessairement : selon votre foyer et vos besoins, le salaire seul, les dividendes seuls ou un mélange peuvent l’emporter. Six éléments guident l’arbitrage.

  • Votre besoin de revenu régulier

    Un salaire peut se verser chaque mois, avec son bulletin de paie. Un dividende attend l’approbation des comptes, en général l’année qui suit l’exercice. Si la SASU est votre principale source de revenus, une rémunération régulière couvre vos besoins entre deux distributions.

  • Les droits que vous voulez ouvrir

    Trimestres de retraite, points de retraite complémentaire, indemnités journalières : au titre du mandat, seule la rémunération les ouvre. Si vous cotisez déjà par une autre activité, leur poids dans le choix diminue.

  • La tranche marginale de votre foyer

    Le salaire s’ajoute aux autres revenus du foyer imposés au barème, après la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels que l’administration applique automatiquement (dans la limite d’un plafond), sauf si vous optez pour vos frais réels (fiche F1989). Le dividende supporte par défaut 12,8 % d’impôt sur le revenu. Plus votre tranche marginale est élevée, plus un euro de salaire supplémentaire pèse sur l’impôt du foyer.

  • Le taux d’IS de la dernière part du bénéfice

    Si votre SASU remplit les conditions du taux réduit, un euro de rémunération économise 0,25 € d’IS tant qu’il réduit un bénéfice supérieur à 42 500 €, puis seulement 0,15 €. L’économie d’IS par euro versé diminue donc passé un certain niveau.

  • La cotisation subsidiaire maladie

    Sans revenus d’activité suffisants, des dividendes élevés peuvent la déclencher : jusqu’à 6,5 % de la part qui dépasse 24 030 € en 2026, la cotisation étant appelée l’année suivante. Une rémunération modeste la réduit sans forcément l’annuler, car le seuil se mesure après cotisations : voyez le calcul de cette cotisation.

  • La trésorerie et les formalités

    Un salaire sort de la trésorerie chaque mois et suppose une paie ; un dividende, une approbation des comptes et une décision de distribution. Holding, société d’exercice libéral, non-résidence, exercice qui ne dure pas 12 mois, frais remboursés ou compte courant d’associé, contributions sur les hauts revenus : ces cas sortent du guide et relèvent d’une étude.

Calendrier

Quand décider : de la paie mensuelle au dividende de l’année suivante

Exemple pour un exercice clos le 31 décembre 2026 : la rémunération se décide pendant l’exercice, le dividende après sa clôture.

  1. Pendant l’exercice : fixer et verser la rémunération

    La rémunération est fixée par une décision prise selon les statuts, avant les premiers versements. Chaque mois de paie donne lieu à un bulletin et à une déclaration sociale nominative (DSN). Bulletins et DSN relèvent de notre gestion sociale.

  2. Après la clôture : établir les comptes et l’IS

    Le résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2026 est arrêté dans les comptes annuels, avec l’IS dû. C’est le moment de vérifier le bénéfice distribuable et la réserve à conserver avant de décider une distribution. Les comptes annuels relèvent de notre mission comptabilité et bilan.

  3. Au plus tard le 30 juin 2027 : approuver les comptes

    L’associé unique approuve les comptes dans les six mois de la clôture et décide de l’affectation du résultat. S’il est une personne physique et préside lui-même la SASU, le dépôt dans ce délai, au registre du commerce et des sociétés, de l’inventaire et des comptes annuels signés vaut approbation (article L227-9 du Code de commerce). Décisions et formalités : notre suivi juridique.

  4. Au plus tard le 30 septembre 2027 : verser le dividende

    La mise en paiement intervient dans les neuf mois de la clôture, sauf prolongation par décision de justice. Le dividende est imposé selon les règles de l’année où vous le percevez : au 30 septembre 2026, celles de 2027 ne sont pas votées. Il en va de même pour la cotisation subsidiaire maladie, calculée avec le PASS de l’année de perception. Pour la déclaration de revenus qui suit, la page du simulateur de dividendes indique les cases à remplir.

Honoraires

Faire étudier votre répartition : honoraires sur devis

Votre comparaison relève de l’étude des régimes fiscal et social selon votre projet, chiffrée selon le nombre de scénarios, les pièces à analyser et la restitution. Le cabinet la réalise quand le suivi comptable ou déclaratif de la SASU lui est aussi confié. Paie et décisions annuelles se chiffrent à part. Votre SASU reste à créer ? Signalez-le : la création figure alors dans le devis.

  • Fiscalité et déclarations complémentaires

    Faites chiffrer les travaux fiscaux qui complètent votre suivi courant.

    Sur devis

    Prestations à composer

    • Déclarations personnelles de revenus et IFI
    • Examen de conformité fiscale
    • Étude des régimes fiscal et social selon votre projet

    Votre périmètre

    Chaque déclaration ou étude est chiffrée selon les pièces, les périodes et les opérations concernées.

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    Votre devis personnalisé sous 24 h

  • Bulletins de paie et déclarations sociales

    Un devis adapté à votre effectif, vos établissements et vos conventions collectives.

    Sur devis

    Prestations à composer

    • Production des bulletins et traitement des absences
    • DSN mensuelles, événementielles ou à néant selon la mission
    • Mutuelle, prévoyance et assistance RH de premier niveau

    Votre périmètre

    Bulletins, déclarations, reprise d’historique et logiciels sont détaillés dans le devis.

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  • Approbation des comptes et juridique annuel

    Organisez les décisions annuelles et les formalités de votre société.

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    Prestations à composer

    • Préparation de l’approbation des comptes annuels
    • Procès-verbaux et formalités prévus dans la mission

    Votre périmètre

    Sociétés, exercices concernés, frais d’organismes et actes supplémentaires identifiés dans le devis.

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Questions pratiques

Questions fréquentes sur le choix entre salaire et dividendes en SASU

Le président de SASU est-il obligé de se verser un salaire ?

Non : il est tout à fait possible de prévoir que le dirigeant ne perçoive pas de rémunération (fiche F36065). Sans rémunération, il n’y a pas de cotisations sociales sur salaire et aucun trimestre de retraite n’est validé au titre du mandat. Selon vos revenus d’activité et vos revenus du capital, une cotisation subsidiaire maladie peut néanmoins être due. Ce choix peut être revu chaque année, au regard du résultat, de vos besoins et de vos autres revenus.

Quel salaire minimum se verser en SASU en 2026 ?

Aucun minimum n’est imposé pour le mandat de président : la rémunération est facultative. Deux repères comptent toutefois en 2026. Avec 7 212 € de salaire brut sur l’année, vous validez quatre trimestres de retraite, le maximum annuel, à condition de répartir ce salaire sur plusieurs mois : les cotisations de retraite se calculent chaque mois dans la limite du plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005 €), et un seul mois de paie valide au plus deux trimestres (fiche F1761). Pour la cotisation subsidiaire maladie, le seuil est de 9 612 € de revenus d’activité, mesurés après cotisations et CSG déductible : un salaire brut de ce montant ne suffit donc pas à l’écarter.

Les dividendes du président de SASU supportent-ils des cotisations sociales ?

Non : pour le président de SAS ou de SASU, hors société d’exercice libéral, les dividendes ne sont pas soumis à cotisations sociales (fiche F36065). Perçus en 2026, ils supportent 18,6 % de prélèvements sociaux, au PFU comme au barème, et une cotisation subsidiaire maladie peut s’y ajouter si vos revenus d’activité sont faibles. La règle des 10 %, qui soumet une partie des dividendes à cotisations, vise le gérant majoritaire de SARL et le gérant associé unique d’EURL à l’IS : le simulateur de dividendes calcule la part concernée pour ces statuts. En société d’exercice libéral par actions simplifiée (SELAS, y compris à associé unique), la réponse diffère : le professionnel libéral qui la préside relève du régime général pour son seul mandat social, et son activité libérale relève du régime des non-salariés, dont l’assiette comprend des rémunérations et des dividendes lorsque la société est soumise à l’IS (fiche F31233). Ce guide ne couvre pas ce cas.

À quel taux les dividendes sont-ils imposés en 2026, et en 2027 ?

Le taux dépend de l’année où vous percevez le dividende, pas de l’exercice qui l’a produit. Perçu en 2026, un dividende supporte par défaut le PFU de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (actualité A18796). Un dividende prélevé sur le bénéfice de 2026 sera en général versé en 2027 : il suivra les règles de 2027, qui ne sont pas votées au 30 septembre 2026. Vérifiez-les avant de fixer le montant distribué.

Quand une SASU peut-elle verser des dividendes ?

Après l’approbation des comptes, dans les six mois de la clôture, et dans la limite des sommes distribuables, à commencer par le bénéfice distribuable : bénéfice de l’exercice, diminué des pertes antérieures et des sommes à mettre en réserve, augmenté du report bénéficiaire. La mise en paiement a lieu au plus tard neuf mois après la clôture. Avant l’approbation, un acompte n’est possible que sur la base d’un bilan certifié par un commissaire aux comptes faisant apparaître un bénéfice (Code de commerce, articles L232-10 à L232-13).

Salaire ou dividendes : la réponse est-elle la même en EURL, en SARL ou en SASU à l’IR ?

Non. Le président de SASU est assimilé salarié (fiche F36240), tandis que le gérant majoritaire de SARL et le gérant associé unique d’EURL à l’IS sont des travailleurs non salariés (fiche F38152) : leurs cotisations diffèrent, et la fraction de leurs dividendes qui dépasse 10 % du capital social détenu par le dirigeant entre dans l’assiette de ces cotisations. Le simulateur de dividendes détaille le calcul, avec les primes d’émission et les comptes courants d’associés. Une SASU qui a opté pour l’impôt sur le revenu ne paie pas d’IS : le raisonnement de ce guide ne s’y transpose pas. Dans ces cas, l’étude part de votre statut réel.

Mon expert-comptable actuel peut-il faire cette comparaison ?

Oui : c’est un travail de conseil que votre expert-comptable peut réaliser, si sa lettre de mission le prévoit ou dans le cadre d’une mission complémentaire. Bayar Consulting réalise l’étude lorsque vous lui confiez aussi le suivi comptable ou déclaratif de votre SASU ; le devis distingue alors la reprise du dossier, le suivi et l’étude. Le cadre de ces consultations est détaillé sur notre page conseil et optimisation fiscale.

Combien coûte une étude de rémunération ?

Elle est chiffrée sur devis : le prix dépend du nombre de scénarios comparés, des pièces à analyser (comptes, prévisionnel, revenus du foyer) et de la restitution attendue. Le devis nomme la note écrite et les échanges compris ; la paie et les décisions d’approbation ou de distribution sont chiffrées à part. Décrivez votre situation dans le formulaire de cette page : vous recevez un devis personnalisé sous 24 h.

Sources

Sources officielles et date de vérification

Chaque règle de ce guide a été vérifiée sur la source officielle qui la fixe ou la présente :

Sources consultées le 30 septembre 2026. Règles applicables en 2026 ; celles de 2027 dépendront des lois de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2027, non votées au 30 septembre 2026.

Pour refaire les calculs avec vos montants, utilisez le simulateur de rémunération du président de SASU et le simulateur de dividendes, ou parcourez les guides de gestion du cabinet.

Le cabinet

Un expert-comptable identifiable pour étudier votre rémunération

Bayar Consulting est un cabinet d’expertise comptable créé en 2024 et installé à Neuilly-sur-Seine ; il accompagne les entreprises de tous secteurs, dont les freelances et indépendants qui exercent en SASU. Son fondateur, Benjamin Lancry, est expert-comptable et commissaire aux comptes, et Bayar Consulting est inscrite comme société de commissaires aux comptes (fiche à l’annuaire de la CNCC).

Benjamin Lancry est votre interlocuteur pour définir la mission. Le devis nomme les scénarios comparés, la forme de la restitution et les échanges compris.

Membre de l’Ordre des experts-comptables
Portrait de Benjamin Lancry, expert-comptable et fondateur de Bayar Consulting, souriant, en lunettes, costume bleu marine et cravate
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Quelques lignes suffisent : le résultat attendu ou celui du dernier exercice, la date de clôture, la réserve à conserver, le revenu dont vous avez besoin et qui tient votre comptabilité aujourd’hui. Vous recevez un devis personnalisé sous 24 h.

Ne collez dans le message ni bulletin de paie, ni avis d’impôt, ni numéro de sécurité sociale : ils ne sont pas nécessaires pour établir votre devis.

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