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BTP · Suivi des chantiers

Comptabilité de chantier pour les entreprises du bâtiment

Achats, heures et sous-traitance rattachés à chaque affaire, coût à terminaison réestimé avec vos équipes : vous savez ce que rapportera un chantier avant sa facture finale. Bayar Consulting met en place ce suivi et le relie à vos comptes.

Deux femmes assises à une grande table de réunion aux murs de bois clair relisent ensemble un document imprimé
  • Benjamin Lancry, expert-comptable et commissaire aux comptes
  • Coût à terminaison et marge suivis par affaire
  • Devis personnalisé sous 24 h

Définition

Qu’est-ce que la comptabilité de chantier ?

La comptabilité de chantier, ou comptabilité analytique par affaire, rattache à chaque chantier ses coûts (achats, heures valorisées, sous-traitance, frais de chantier, quote-part de frais de structure), sa facturation et ses encaissements. Elle mesure, à une date donnée et pendant les travaux, ce que l’affaire rapportera une fois terminée : sa marge à terminaison.

Elle complète la comptabilité générale, qui enregistre les mêmes pièces par nature (achats, salaires, ventes) et aboutit aux comptes annuels de toute l’entreprise. Le bilan que prépare votre expert-comptable arrive après la clôture ; le suivi par chantier sert pendant les travaux, quand une commande, un avenant ou l’organisation des équipes peuvent encore changer.

La marge d’un chantier n’est pas pour autant le résultat de l’exercice, qui compte aussi les frais non affectés, les amortissements et les provisions. Ce n’est pas non plus de la trésorerie : un chantier rentable mobilise de l’argent tant que ses situations ne sont pas encaissées.

Faites chiffrer le suivi de vos chantiers

Vous démarrez un suivi ou changez de cabinet ? Indiquez le nombre d’affaires menées en parallèle et le logiciel qui produit vos devis et vos situations : vous recevez notre devis sous 24 h.

Votre situation

Ce que le cabinet prend en charge selon votre situation

Quatre situations fréquentes, avec ce que le cabinet met en place et les pièces à transmettre pour démarrer.

  • Vous n’avez encore aucun suivi par chantier

    Le suivi démarre sur vos affaires en cours et quelques catégories de coûts, sans reprendre les chantiers terminés. Une seule condition technique : la même référence de chantier sur les devis, les achats et les relevés d’heures. Le cabinet propose la structure du suivi ; vos équipes apportent l’avancement et le reste à dépenser.

    À transmettre : la liste des chantiers en cours avec leur prix de vente HT, les devis acceptés, les avenants signés.

  • Vos devis et situations sortent d’un logiciel

    Votre logiciel conserve le prévu et le facturé : devis, situations, factures émises. Le suivi y ajoute l’engagé, le reste à dépenser et le rapprochement avec vos comptes. Le cabinet part de vos exports, tels que votre logiciel les produit, et regarde ce qui est exploitable avant de vous demander une saisie supplémentaire.

    À transmettre : les exports des devis, des situations et des factures émises, vos relevés d’heures.

  • Un chantier est à cheval sur la clôture

    Avant la clôture, l’avancement et le reste à dépenser de chaque affaire ouverte sont réestimés et datés. Ces chiffres servent à arrêter les comptes annuels selon la méthode retenue : résultat à l’avancement ou travaux en cours, perte éventuelle à provisionner, selon les règles résumées dans la partie chantier à cheval sur deux exercices.

    À transmettre : l’avancement constaté, le reste à dépenser revu par la personne qui conduit les travaux, les avenants acceptés.

  • Vous changez d’expert-comptable

    Le suivi repart de la dernière période comptabilisée et de l’état de vos chantiers : affaires ouvertes, situations non réglées, retenues de garantie en cours. Notre devis sépare cette reprise du suivi courant ; son déroulé figure dans la partie consacrée à la reprise d’un dossier du bâtiment.

    À transmettre : la dernière période traitée par votre cabinet actuel, la liste des affaires ouvertes, les situations non réglées.

La démarche

Comment se met en place le suivi de vos chantiers ?

Quatre étapes mènent de votre demande au premier état de vos chantiers, avec un périmètre de départ que vos équipes peuvent tenir.

  1. Votre demande, puis un devis sous 24 h

    Vous décrivez vos chantiers en cours et votre date de clôture. Notre devis sépare la comptabilité et les comptes annuels, le suivi par chantier et une éventuelle reprise. Les prix de départ de la tenue et de la révision sont publiés : vous pouvez consulter les honoraires du cabinet.

  2. Le périmètre de départ

    Nous retenons avec vous les affaires actives, quelques catégories de coûts et le budget d’exécution de chacune, puis la référence d’affaire que porteront toutes les pièces. Le suivi s’étend à d’autres postes une fois ces premières affectations vérifiées.

  3. Le circuit des données

    Factures d’achat et bons de livraison portent la référence du chantier ; relevés d’heures et situations émises nous parviennent au rythme convenu ; la personne qui conduit les travaux revoit le reste à dépenser. Nous regroupons les demandes de pièces manquantes pour limiter les relances.

  4. Les points de gestion, puis la clôture

    Un point de gestion réunit la personne qui conduit les travaux et celle qui suit les comptes, au rythme fixé dans la lettre de mission, mensuel ou trimestriel selon la durée et le nombre des chantiers. Vous y recevez l’état de vos chantiers et la liste des écarts, commentés avec vous ; entre deux points, le reste à dépenser est réestimé dès qu’un événement change le prix ou les coûts. À la clôture, les affaires encore ouvertes sont réestimées pour les comptes annuels.

Affecter les coûts

Comment affecter les achats, les heures et la sous-traitance à un chantier ?

Un coût s’affecte à un chantier grâce à une référence d’affaire unique, portée dès l’origine par le devis, le bon de commande, le bon de livraison, la facture d’achat, le relevé d’heures et le contrat de sous-traitance. Sans elle, l’affectation se fait de mémoire, des semaines plus tard, et l’écart d’un chantier se dilue dans les autres.

Ce qui s’affecte, et à quel moment :

  • matériaux et location de matériel : dès la livraison, d’après le bon de livraison, sans attendre la facture ;
  • heures : pointées par chantier, puis valorisées charges comprises à partir des bulletins (paie et gestion sociale, si vous la confiez au cabinet) ;
  • sous-traitance : rapprochée de son contrat et des situations du sous-traitant ;
  • frais de chantier : installation, protections, nettoyage, consommables ;
  • quote-part de frais de structure : selon une clé écrite et stable, la même pour tous les chantiers.

Sur un chantier où interviennent plusieurs entreprises, lorsque le marché prévoit un compte prorata, la quote-part des dépenses communes mise à votre charge est un coût de l’affaire.

Les cas qui demandent une convention (heures du dirigeant, facture commune à plusieurs chantiers, choix de la clé de structure) sont traités dans les questions fréquentes.

Vue de dessus d’une table de travail : une personne annote un document chiffré à côté d’une tablette affichant un tableau de chiffres

Coût à terminaison

Comment comparer budget, réalisé, engagé et reste à dépenser ?

Quatre montants se comparent, chantier par chantier, à la même date :

  • le budget d’exécution : le coût prévu pour exécuter les travaux vendus ;
  • le réalisé : les coûts déjà constatés, c’est-à-dire les factures reçues, les livraisons attestées par un bon de livraison, les heures pointées et valorisées, les quote-parts affectées ;
  • l’engagé : le réalisé, plus les commandes passées qui ne sont encore ni livrées ni facturées ;
  • le reste à dépenser : ce qu’il faudra encore dépenser pour finir, au-delà de l’engagé, réestimé avec la personne qui conduit les travaux.

Deux calculs en découlent : coût à terminaison = engagé + reste à dépenser, et marge à terminaison = prix de vente retenu − coût à terminaison.

Le budget d’exécution n’est pas toujours le budget d’étude qui a servi à chiffrer l’offre : il est arrêté une fois les méthodes et les moyens fixés. L’écart entre les deux dit si une difficulté vient du chiffrage ou de la conduite des travaux.

Trois erreurs faussent le coût à terminaison :

  • une commande comptée deux fois, dans l’engagé puis dans le reste à dépenser ;
  • un reste à dépenser obtenu en retranchant l’engagé du budget, au lieu d’être réestimé ;
  • des coûts manquants, factures en retard ou heures non saisies : le suivi distingue le montant justifié par une pièce, l’estimé et le manquant, et chaque chantier porte la date de sa dernière réestimation.

Le prix de vente retenu comprend le marché et les avenants acceptés par écrit. Des travaux supplémentaires discutés sans accord écrit restent hors du prix, mais leurs coûts entrent dans le coût à terminaison dès qu’ils sont engagés : c’est une convention de prudence, pas une règle comptable. Notre guide pour calculer la marge d’un chantier déroule le passage aux taux de marge et de marque sur un second exemple.

Exemple chiffré

Exemple : un chantier vendu 120 000 € HT, réestimé en cours de travaux

Exemple pédagogique fictif, montants HT : une seule affaire, main-d’œuvre chargée, quote-part de structure selon une clé écrite et stable, aucun avenant accepté. Un écart positif est un dépassement du budget.

Budget d’exécution, engagé, reste à dépenser et coût à terminaison par poste d’un chantier fictif vendu 120 000 € HT
PosteBudget d’exécutionEngagé à dateReste à dépenserCoût à terminaisonÉcart au budget
Matériaux33 000 €28 000 €8 000 €36 000 €+3 000 €
Main-d’œuvre chargée30 000 €20 000 €14 000 €34 000 €+4 000 €
Sous-traitance13 000 €9 000 €5 000 €14 000 €+1 000 €
Frais de chantier9 000 €4 000 €3 000 €7 000 €−2 000 €
Quote-part de structure11 000 €6 000 €5 000 €11 000 €0 €
Total96 000 €67 000 €35 000 €102 000 €+6 000 €

L’engagé de 67 000 € comprend 62 000 € de réalisé et 5 000 € de matériaux commandés, ni livrés ni facturés. Les 5 000 € de sous-traitance comptés en reste à dépenser sont un solde de sous-traitance non encore commandé. Au budget, il restait 96 000 − 67 000 = 29 000 € à dépenser ; la réestimation en compte 35 000 €. La marge prévue était de 120 000 − 96 000 = 24 000 €, soit un taux de marque de 20 % ; la marge à terminaison tombe à 120 000 − 102 000 = 18 000 €, soit 15 % (taux de marque = marge ÷ prix de vente HT). L’écart vient de la main-d’œuvre (+4 000 €), des matériaux (+3 000 €) et de la sous-traitance (+1 000 €), en partie compensé par les frais de chantier (−2 000 €). Compter deux fois les 5 000 € de matériaux commandés porterait le coût à terminaison à 107 000 € et la marge à 13 000 €. Prendre le budget restant (29 000 €) pour le reste à dépenser laisserait le coût à terminaison à 96 000 € et afficherait 24 000 € de marge, alors que la fin du chantier coûtera 6 000 € de plus. Enfin, 4 000 € HT de travaux supplémentaires demandés par le client, discutés sans écrit et dont le coût figure déjà dans la réestimation, laissent la marge à terminaison à 18 000 € tant qu’aucun avenant n’est accepté ; l’avenant signé la porte à 124 000 − 102 000 = 22 000 €, encore 2 000 € sous la marge prévue. Ces montants sont fictifs et n’illustrent le résultat d’aucun client.

Un homme et une femme en tenue de ville échangent, assis de part et d’autre d’une table basse où repose un ordinateur portable, dans un hall vitré

Une marge se lit à une date.

Celle de la dernière réestimation du reste à dépenser.

Facturé et encaissé

Comment rapprocher production, situations et encaissements ?

La situation de production mesure les travaux exécutés ; la situation de facturation, ce que le marché autorise à demander au client à la même date. Les deux coïncident rarement, et l’encaissement suit encore un autre calendrier.

Six mesures d’un chantier en cours, ce que chacune dit à une date et l’usage qu’en fait le suivi
MesureCe qu’elle dit à une dateCe que le suivi en fait
Situation de productionLes travaux exécutés, quantités à l’appui.Mesure l’avancement réel, à comparer aux coûts réalisés.
Situation de facturationCe que le marché permet de facturer.Montre une facturation en avance ou en retard sur la production.
Règlement reçuCe qui est payé, après une éventuelle retenue de garantie.Calcule le reste dû ; les retenues sont suivies à part jusqu’à leur libération.
Facturation en avanceDe la trésorerie, pas de la marge.Signalée comme telle, sans gonfler la marge du chantier.
Matériaux posés sans facture reçueUn coût réel, encore absent des comptes.Affectés au chantier dès le bon de livraison.
Situation contestéeUne somme réclamée, pas encore acquise.Suivie à part, avec le motif du désaccord.

Facturer au-delà de l’avancement apporte de la trésorerie mais ne crée aucun résultat : la part facturée sans travaux correspondants reste à exécuter. La règle de la retenue de garantie est présentée avec le circuit d’un chantier, sur la page consacrée aux entreprises du BTP. Quand une aide ou une prime est versée par un tiers, voyez l’encaissement d’un chantier à plusieurs payeurs. Le traitement de ces écarts dans les comptes annuels est résumé dans la partie chantier à cheval sur deux exercices.

Point de gestion

Quels indicateurs suivre au point de gestion d’un chantier ?

Au point de gestion, six indicateurs sont examinés pour chaque chantier. Le point se tient au rythme fixé dans la lettre de mission, mensuel ou trimestriel selon la durée et le nombre des chantiers ; entre deux points, le reste à dépenser est réestimé dès qu’un événement change le prix ou les coûts (commande importante, avenant, aléa, retard).

Six indicateurs du point de gestion d’un chantier, leur calcul et la décision qu’ils éclairent
IndicateurCalculCe qu’il permet de décider
Marge à terminaisonPrix de vente retenu − coût à terminaison, à une date.Poursuivre, faire signer un avenant, revoir les travaux restants.
Écart au budget par posteCoût à terminaison − budget d’exécution, poste par poste.Repérer le poste qui dérive et en chercher la cause.
Avancement physique et avancement par les coûtsMesure sur le chantier ; réalisé ÷ coût à terminaison.Un coût qui avance plus vite que les travaux signale un reste à dépenser à revoir.
Facturé contre produitFacturation cumulée − production à date.Émettre une situation, ou repérer une avance qui n’est pas de la marge.
Reste à facturer et retenues en coursPrix retenu − facturé cumulé ; retenues avec leur date de libération.Savoir ce qui reste à encaisser, et quand.
Encaissé contre payéEncaissements reçus − dépenses payées sur l’affaire.Mesurer la trésorerie mobilisée par le chantier ; voir la trésorerie d’une affaire.

Chaque indicateur porte sa date de mise à jour. Pour suivre l’entreprise entière, et pas seulement ses chantiers, voyez le pilotage des TPE et PME : tableau de bord global et trésorerie prévisionnelle.

Livrables

Ce que vous recevez à chaque point de gestion

Vos tableaux de bord dépendent des indicateurs retenus au devis. Leur contenu et leur format sont convenus dans la lettre de mission, qui fixe aussi le rythme des points de gestion, mensuel ou trimestriel selon la durée et le nombre des chantiers (offre « Tableaux de bord et situation intermédiaire »).

  • Un état par chantier, daté

    Prix retenu, engagé, reste à dépenser, coût et marge à terminaison, écarts par poste. Les montants estimés sont distingués de ceux qu’une pièce justifie.

  • Un état des situations et des règlements

    Situations émises, sommes encaissées, reste dû, retenues de garantie avec leur date de libération ; les situations contestées figurent à part, avec leur motif.

  • Une liste d’écarts à traiter

    Pour chaque écart : sa cause probable, la personne qui peut agir et la date du point suivant, où il sera revu.

  • Une situation comptable intermédiaire, si vous la retenez

    Elle rapproche vos chantiers des comptes en cours d’exercice, avant une embauche, un investissement ou une demande de financement.

Le cabinet

Benjamin Lancry, votre interlocuteur pour définir la mission

Benjamin Lancry a fondé Bayar Consulting en 2024 ; il est votre interlocuteur pour définir la mission de suivi : indicateurs, fréquence des points, données à reprendre. Expert-comptable, il est inscrit à l’Ordre : son nom figure sur la fiche du cabinet à l’annuaire. Il est aussi commissaire aux comptes, et Bayar Consulting est inscrite comme société de commissaires aux comptes ; le suivi de chantier présenté ici ne comprend pas pour autant la certification de vos comptes.

Trois engagements encadrent ce suivi :

  • le contenu, la fréquence et le format des restitutions sont convenus dans la lettre de mission ;
  • les demandes de pièces manquantes sont regroupées pour limiter les relances ;
  • un travail hors du périmètre convenu vous est annoncé et chiffré avant d’être engagé.
Membre de l’Ordre des experts-comptables
Portrait de Benjamin Lancry, expert-comptable et fondateur de Bayar Consulting, souriant, en lunettes, costume bleu marine et cravate
  • Échanger directement

    Un numéro unique pour joindre le cabinet.

    07 64 03 42 61
  • À Neuilly-sur-Seine

    99 avenue Achille Peretti, 92200 Neuilly-sur-Seine. Sur rendez-vous, du lundi au vendredi, de 9 h à 19 h.

    Préparer votre rendez-vous
  • Honoraires clairement définis

    Prestations et honoraires détaillés dans votre devis.

    Comprendre nos honoraires

Honoraires

Combien coûte un suivi comptable par chantier ?

Le suivi par chantier est chiffré sur devis, à part de la tenue comptable, des comptes annuels et de la paie ; il ne comprend pas la certification des comptes. Quatre éléments font le prix : le nombre d’affaires suivies en parallèle, l’état des affectations (référence de chantier, heures, achats rattachés), les périodes à reprendre et la fréquence des points de gestion.

  • Tableaux de bord et situation intermédiaire

    Suivez vos marges, votre trésorerie et les résultats en cours d’exercice.

    Sur devis

    Prestations à composer

    • Tableaux de bord selon les indicateurs retenus
    • Situation comptable intermédiaire
    • Organisation des données et outils de gestion

    Votre périmètre

    Indicateurs, fréquence, données à reprendre et accès logiciels précisés au devis.

    Obtenir mon devis

    Votre devis personnalisé sous 24 h

Clôture

Chantier à cheval sur deux exercices : à l’avancement ou à l’achèvement ?

Un contrat de chantier spécifiquement négocié pour un projet unique, dont l’exécution s’étend sur au moins deux exercices, est un contrat à long terme au sens du Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03), version consolidée au 1er janvier 2026, articles 622-1 et suivants, consulté le 30 septembre 2026. Un chantier commencé et terminé dans le même exercice n’entre pas dans cette définition. Le contrat est comptabilisé soit selon la méthode à l’achèvement, soit selon la méthode à l’avancement.

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027, ces articles sont renumérotés 523-1 et suivants par le règlement ANC n° 2026-03 du 6 mars 2026, homologué par arrêté du 12 août 2026 (JO du 3 septembre 2026), consulté le 13 octobre 2026. Ce texte décrit ainsi les deux méthodes : à l’achèvement, le chiffre d’affaires et le résultat sont comptabilisés au terme de l’opération, et les travaux en cours sont constatés à la clôture à hauteur des charges enregistrées ; à l’avancement, ils sont comptabilisés au fur et à mesure de l’avancement du contrat. Les conditions d’application de cette renumérotation sont précisées dans notre guide, à la section quand un chantier traverse la clôture.

C’est là que le suivi de chantier rejoint les comptes. À l’avancement, l’estimation fiable du résultat à terminaison suppose notamment « l’existence d’outils de gestion, de comptabilité analytique et de contrôle interne » qui permettent de réviser les estimations au fur et à mesure (article 622-5, puis 523-5). Quelle que soit la méthode, la perte globale probable est provisionnée, sous déduction des pertes éventuellement déjà constatées (article 622-6, puis 523-6). Un coût à terminaison sous-estimé conduirait donc à constater un résultat que le chantier ne dégagera pas, ou à omettre une perte à provisionner.

Trois régularisations se présentent souvent à la clôture : les matériaux consommés dont la facture n’est pas arrivée sont rattachés à l’exercice, en facture non parvenue ; à l’avancement, la part facturée au-delà du produit retenu pour l’exercice est reportée en produit constaté d’avance, et la production exécutée non facturée est constatée en facture à établir. À l’achèvement, rien de ce qui est facturé sur un chantier non terminé n’est du chiffre d’affaires (article 622-2, puis 523-2) : les situations restent en avances reçues ou sont neutralisées en produits constatés d’avance. Le rattachement des produits de travaux au résultat fiscal obéit à des règles propres, examinées avec la clôture.

La méthode retenue vaut pour tous les contrats en cours (article 622-7, puis 523-7) ; la fiabilité de l’estimation et l’éventuelle provision s’apprécient chantier par chantier à l’établissement des comptes annuels, à partir des réestimations datées de chaque chantier ouvert et des seuls coûts imputables au contrat.

Questions pratiques

Questions fréquentes sur la comptabilité de chantier

Qui renseigne l’avancement et le reste à dépenser : vous ou le cabinet ?

Votre entreprise, car c’est sur le chantier que l’on sait ce qu’il reste à faire. Le cabinet fournit la structure du suivi, rattache aux chantiers les pièces qu’il enregistre lorsque la tenue comptable lui est confiée, calcule les indicateurs et signale les incohérences, comme un coût qui avance plus vite que les travaux. Il explique ensuite les écarts avec vous au point de gestion.

Faut-il compter les heures du dirigeant dans le coût d’un chantier ?

Oui, pour mesurer le coût réel d’un chantier : le temps que le dirigeant y passe, sur place ou à le préparer, est une ressource mobilisée, même sans bulletin de paie. Sa valorisation est une convention de gestion, écrite et identique d’un chantier à l’autre ; elle ne crée aucune charge dans les comptes. Sans elle, un chantier mené par le dirigeant paraît plus rentable qu’un chantier confié à un salarié.

Comment traiter une facture fournisseur qui concerne plusieurs chantiers ?

Ventilez-la selon les consommations réelles, quand le bon de livraison les identifie. À défaut, appliquez une clé documentée : quantités posées, mètres linéaires, heures. Une répartition uniforme reste le dernier recours et se signale comme telle sur l’état du chantier, plutôt que de produire une précision fictive. Pour la suite, demandez à vos fournisseurs un bon de livraison par chantier.

Sur quelle base répartir les frais de structure entre les chantiers ?

Sur une clé unique, écrite et appliquée à tous les chantiers. Chiffre d’affaires, heures productives ou coûts directs : chaque clé produit une lecture différente et aucune n’est neutre. Nous retenons avec vous celle qui a un sens pour votre organisation, la conservons d’une période à l’autre et l’indiquons sur chaque état, pour que deux chantiers restent comparables.

Peut-on comparer un chantier terminé et un chantier encore en cours ?

Pas directement : le chantier terminé est proche de son coût définitif, alors que celui en cours repose en partie sur un reste à dépenser estimé. Les deux se présentent dans des colonnes séparées, chacun avec sa date. Le rapprochement le plus utile se fait une fois le chantier soldé, entre son budget d’étude, son budget d’exécution et son coût final : il améliore vos prochains chiffrages.

À partir de combien de chantiers un suivi par affaire devient-il utile ?

Il n’existe pas de seuil. Le suivi devient utile dès que plusieurs chantiers avancent en parallèle, qu’un chantier est à cheval sur la clôture ou qu’une décision (embauche, investissement, financement) demande une situation intermédiaire. Avec un seul chantier à la fois et peu de pièces, un tableur tenu avec la même référence de chantier peut suffire : la comptabilité et le bilan restent alors l’essentiel, présentés avec l’accompagnement comptable des entreprises du BTP.

Trois personnes réunies autour d’un bureau feuillettent un classeur de documents ouvert

Contact

Faisons le point sur le suivi de vos chantiers

Tout commence par une conversation.

Indiquez le nombre d’affaires menées en parallèle, la durée moyenne d’un chantier, l’outil qui produit vos devis et vos situations, la façon dont les heures sont relevées et votre date de clôture. Si vous changez de cabinet, ajoutez la dernière période traitée.

Ne collez dans le message ni bulletin de paie, ni numéro de sécurité sociale, ni pièce de chantier : le cabinet vous dira quelles pièces transmettre. Vous recevez un devis sous 24 h.

Les champs marqués d’un astérisque () sont obligatoires.

Pour un rappel comme pour un rendez-vous au cabinet (du lundi au vendredi, 9 h–19 h), précisez vos disponibilités dans le message.

Préciser votre projet (facultatif)

Après acceptation de votre demande par le service d’envoi, vous arrivez sur une page de confirmation. Le contenu de votre demande est transmis uniquement au cabinet et à son service d’envoi d’e-mails.

Présentez votre besoin

Votre interlocuteur : Benjamin Lancry, expert-comptable inscrit à l’Ordre.

Pour un devis ou un rendez-vous, remplissez ce formulaire : nous vous répondons généralement dans l’heure, aux horaires du cabinet.

Par exemple : création de SASU, reprise de comptabilité, question de TVA. Pour un rendez-vous, précisez vos disponibilités.

Appeler le 07 64 03 42 61Écrire sur WhatsApp (nouvel onglet)

Les champs marqués d’un astérisque sont obligatoires. Votre demande est transmise uniquement au cabinet et à son service d’envoi d’e-mails.