Trois niveaux de coûts se déduisent du prix de vente pour calculer la marge d’un chantier : le déboursé sec, les frais de chantier et une quote-part des frais de structure. Selon ceux que vous déduisez, la même vente de 60 000 € HT dégage 20 000 €, 16 000 € ou 10 000 € de marge. Ces niveaux sont des conventions de gestion, pas des catégories fixées par un texte :
- déboursé sec : les coûts affectés aux ouvrages, c’est-à-dire matériaux, main-d’œuvre valorisée charges comprises, sous-traitance et location de matériel ;
- frais de chantier : les coûts propres au chantier qui ne se rattachent à aucun ouvrage, comme l’installation et le repli, la base vie, les protections, le nettoyage ou les consommables ;
- quote-part de frais de structure : la part des frais généraux (loyer, assurances, direction, administration) affectée au chantier selon une clé écrite et stable.
Additionnés, les trois niveaux forment le prix de revient complet, que Bpifrance Création définit comme la « somme de tous les coûts supportés pour produire un bien ou un service » (fiche Prix de revient, consultée le 30 septembre 2026). Dans l’exemple, il atteint 50 000 €.
« Marge brute », « marge sur coûts directs », « marge nette de chantier » : ces appellations ne recouvrent pas le même périmètre d’une source à l’autre. Désignez plutôt chaque marge par les coûts qu’elle déduit.
Comptez tous les montants hors taxes, sur la même base. L’entreprise en franchise en base de TVA fait exception : son cas est traité dans les questions fréquentes, avec ses sources.
Dans l’exemple, la quote-part de 6 000 € suppose des frais de structure égaux à 10 % du chiffre d’affaires annuel, répartis au prorata du prix de vente. D’autres clés existent, comme les heures ou les coûts directs ; l’essentiel est d’appliquer la même à tous vos chantiers.
Ce guide ne traite ni le calcul du coût horaire de la main-d’œuvre, ni l’autoliquidation de la TVA, ni la retenue de garantie, ni les situations de travaux.